Histoire de La Palombière

D'une cabane de copains à un refuge au cœur de la forêt

Une palombière traditionnelle des années 1980, emportée par la tempête de 1999 et patiemment reconstruite par Bruno Amiet, au cœur des Landes de Gascogne.

Saint-Symphorien, Sud-Gironde

Le commencement

La cabane des bons copains

L'histoire de La Palombière commence dans les années 1980.

À l'origine, ce n'était pas un hébergement, mais une véritable cabane de chasse construite au cœur de la forêt. Bruno aime encore la présenter comme « la cabane des bons copains ».

Chaque automne, les amis s'y retrouvaient pour attendre le passage des palombes, partager les repas, raconter les nouvelles du pays et profiter de ces journées particulières où la forêt donne le rythme.

Le poste de guet avait été installé dans un grand chêne, au-dessus de la cabane. De là-haut, les chasseurs surveillaient le ciel et le passage des oiseaux.

Repères

Quatre moments

  1. Années 1980

    Naissance de la cabane des copains

  2. 1999

    La tempête détruit La Palombière

  3. 2016

    Bruno commence sa reconstruction

  4. Aujourd'hui

    La cabane accueille les voyageurs

La première Palombière, bâtie au cœur de la forêt landaise.

Années 1980

La cabane des bons copains

Une cabane de bois, un grand chêne, quelques amis et l'automne pour seul calendrier.

On y venait pour la palombe, mais surtout pour être ensemble : les repas partagés, les nouvelles du pays, les longues attentes silencieuses.

Après la tempête Martin, il ne reste que la dalle et les carreaux anciens.

Décembre 1999

1999, la tempête emporte la cabane

En décembre 1999, la tempête Martin traverse la région avec une violence exceptionnelle.

Le grand chêne qui portait le poste de guet est arraché et s'effondre sur La Palombière. La cabane ne résiste pas.

Après la tempête, il ne reste pratiquement plus rien de ce lieu chargé de souvenirs. Seuls subsistent le sol, une partie de la chape et les anciens carreaux de Gironde en terre cuite.

La forêt avait repris la cabane, mais son histoire n'était pas terminée.

Le chantier repart de la dalle et des carreaux de terre cuite conservés.

À partir de 2016

2016, Bruno décide de la faire renaître

Il faudra attendre 2016 pour que Bruno se lance dans sa reconstruction.

Après plus de quinze années exposé aux saisons, le lieu doit être entièrement repensé. Tout est à reconstruire autour des seuls éléments encore présents : la dalle et les anciens carreaux de terre cuite.

Bruno imagine alors une nouvelle cabane fidèle à l'esprit de celle des années 1980 : son caractère forestier, sa simplicité et son lien avec l'histoire du lieu.

Les carreaux de Gironde anciens, toujours en place dans la cabane actuelle.

Aujourd'hui

La cabane des copains accueille désormais les voyageurs

Aujourd'hui, La Palombière ne sert plus à réunir les chasseurs comme autrefois.

Bruno lui a donné une nouvelle vie en l'ouvrant à celles et ceux qui recherchent le silence, la forêt et une véritable déconnexion.

Les chevaux ont remplacé l'agitation du quotidien, les promenades partent directement de la cabane et, à la nuit tombée, aucun éclairage urbain ne vient troubler le ciel.

Le chantier

Reconstruire sans effacer les souvenirs

Le chantier avance lentement, au rythme du temps disponible, des matériaux et du travail réalisé sur place.

Chaque étape demande de réfléchir, d'adapter et parfois de recommencer. La nouvelle Palombière doit être confortable sans devenir artificielle, accueillante sans perdre son âme de cabane forestière.

Les anciens carreaux de Gironde deviennent le point de départ de cette renaissance : un morceau de la première cabane conservé au cœur de la nouvelle.

« Avant d'accueillir les voyageurs, c'était la cabane des bons copains. On s'y retrouvait pour la palombe, mais surtout pour être ensemble. »
Bruno Amiet

La Palombière a changé d'usage, mais elle a conservé l'essentiel : un lieu simple où l'on se retrouve, où l'on prend le temps et où l'on partage quelque chose de vrai.

Dormir à La Palombière, ce n'est donc pas séjourner dans une cabane créée pour suivre une mode. C'est entrer dans un lieu véritable, né d'une histoire d'amitié, disparu sous la tempête puis patiemment reconstruit par Bruno.

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